L'Américanisation forcée de la France:
Par Sebrieu le mercredi 13 août 2008, 14:21 - Dessin du jour - Lien permanent
Le prof qui avait giflé un petit con fils de gendarme(Je suis fils d'un
gendarme, alors quand je dis petit con c'est au père que je m'adresse qui
défend son fils qui a insulté un prof) a pris 500 euros d'amende; quelques mois
après qu'un policier filmé par France3 se soit fait virer comme un malpropre
pour avoir secoué un jeune qui estime lui même que ce flic l'a aidé.
Et personne ne
réagit, c'est normal. On se demande juste si on aura plus ou moins de médaille
aux jeux de Berlin, pardon de Pékin. Le politiquement correct qui nous faisait
rire il y a 15 ans est devenu le mode d'organisation de notre pays.
Bravo les juges! Bravo les journalistes(qui ont bien intégré que c'était les
vacances!)!
2 petits dessins du jour qui n'ont rien à voir:


Commentaires
Je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse. L'enfant qui a été giflé était un élève timide et sans histoire, qui a traité son prof de "connard" (murmuré d'ailleurs) après que ce dernier ait jarté ses affaires de sa table et l'ait plaqué au mur! Arrêtons de faire passer tous les ados ou préados pour des voyous. D'autre part, le châtiment corporel n'a pas sa place à l'école. La Suède se porte fort bien de l'avoir interdit dans les familles, et d'autre pays ont pris la relève, et persévèrent.
J'aurais pu comprendre qu'une gifle parte si le prof était vraiment poussé à bout, on est des êtres humains, et certains élèves n'ont aucune limite. Mais là, non. En revanche, le gendarme n'aurait pas dû entrer au collège en uniforme, il aurait dû faire la distinction entre son rôle de père et son métier.
D'abord merci pour ton commentaire.
Donc tu es d'accord avec les 23 heures de garde à vue, les 500 euros d'amende, et les semaines de vie occupées à se défendre contre un tribunal. Très bien. Sinon t'as déjà bossé dans l'éducation nationale? Tu sais de quoi tu parles? Moi personnellement j'y ai fait 5 ans sans taper le moindre élève avec pourtant une réputation d'extrême sévérité. Et ça me révolte. Bientôt on demandera 10 millions d'euros pour un café servi trop chaud dans un bar, ou une carie mal soignée.
C'est marrant : après ce que je viens de te dire sur ce prof et son élève, tu n'as plus aucun argument, mais tu continues à tourner à vide.
Les 23 heures de GAV : non. Les 500 euros : non plus, je pense que ça ne sert à rien de tout axer sur le tout-répressif. Je pense qu'un stage aurait été plus approprié. En Suède, quand il y a maltraitance, un stage de parentalité est proposé aux parents, et ça marche très bien. A quoi cela t'avance de me demander si j'ai bossé dans l'Education Nationale? Tu dis toi-même que tu as réussi à le faire en te faisant respecter et sans frapper les élèves. Donc cet enseignant, qui n'était pas agressé par son élève, aurait dû garder son self-control. Mon avis est qu'il devrait réfléchir à une éventuelle reconversion. Je ne dis pas que la justice n'est pas allée loin, mais il ne faut pas tout confondre.
A part ça : si on ne bosse pas dans l'E. N., on ne sait pas de quoi on parle? Belle mentalité. C'est la même argumentation employée par les racistes : "Ouais, t'as pas vécu dans les banlieues, tu sais pas de quoi tu parles". Toi, tu agresses sans savoir à qui tu parles : le vécu, l'expérience professionnelle et personnelle, la culture, la réflexion... Si seuls les enseignants ont le droit de se prononcer sur ce que peuvent dire ou faire leurs collègues, ça devient grave. Et sache que je ne suis pas anti-profs du tout : j'en connais un sacré nombre, que ce soit dans la famille ou parmi mes amis. Et dans ce milieu-là, il y a beaucoup de gens intéressants. Dommage qu'il y ait aussi un sacré corporatisme...
Pour ce qui est de faire un procès pour un café trop chaud, c'est autre chose. Je pense qu'un enfant de onze ans est un être humain et qu'il a droit au respect. Si quelqu'un me giflait, je porterais plainte, et j'en ferais autant si un de mes enfants était giflé. Par pour le fric ni par vengeance, mais pour le principe.
En tous cas merci de prendre le temps d'écrire tout ça. Mais je persiste et je signe, un flic qui fait intervenir la justice pour une gifle, c'est plus que lamentable.
Je suis maman, mais je ne serais pas allée en justice pour une gifle ! Et j'aurais eu tellement honte que mon gamin ai insulté un prof que je crois que je lui en aurait collée une moi aussi !
Moi ce qui me fait peur c'est l'escalade ... Aujourd'hui c'est ça mais demain ???
Je trouve que ça craint et "le prof aurait du garder son self control" c'est bien gentil mais le gamin aurait du garder le sien et ne pas dire "connard" ... Murmuré ou pas a partir du moment ou ça a pu etre entendu c'est pas normal c'est tout !
Les gens sont de pire en pire, partout, je le vois dans mon commerce, dans la rue partout ... Des qu'il n'ont pas ce qu'ils veulent ils sont pres a faire un proces pour n'importe quoi ... C'est désolant !!!
Pour en revenir a cette histoire l'education donnée a ce mome est quand meme pas terrible convenons en ... Quelqu'un t'ennuie ? Insulte le et s'il se rebelle colle lui un proces !!! Si le prof avait dit connard et que l'eleve avait retorqué par une gifle, on aurait expulsé l'eleve de l'etablissement mais on lui aurait pas fait payer 500 euros ... Dites pas non ça c'est deja vu !
Moi aussi j'ai bossé a l'EN et j'ai failli me faire aligner une fois par un eleve a qui j'avais dit "S'il te plait attend la sonnerie pour quitter l'etablissement" , le coup est parti je l'ai juste evité : petite precision j'etais enceinte de 7 mois ... Je l'ai donc laissé sortir sans m'interposer plus, l'ITT passe encore mais mon bébé pas touche ! Sa sanction ? Un petit blame dans le bureau de direction et des excuses : que j'ai refusées !
Il aurait fallu condamner l'élève à baffer son prof de toutes ses forces, puis faire payer 500 € à ses parents pour l'avoir fait. Ca aurait calmé pas mal d'ardeurs.