Un visiteur de mon blog est venu raconté le cauchemard vécu grâce à sa
banque. J'ai décidé d'en faire un article à part entière pour lui donner un peu
plus de visibilité:
depuis 20 ans je possédait une entreprise de plomberie que j'exploitait avec
beaucoup de réussite. je tenait cette PME de mon père qui l'avait créée 20 ans
plus tôt. Aujourd'hui, je suis ruiné après avoir déposé le bilan de mon
entreprise. j'accuse ma banque de m'avoir conduit à la ruine.
voici l'article qu'un journaliste de presse agence dont je remercie de sa
compréhension a lé-guard des entreprises en difficultés,il va publié cet
article avec précision sur ma situation.
«C'est bien simple, raconte l'entrepreneur varois, j'avais 2 ans de chantier
devant moi. Aussi quand ma banque m'a coupé mon autorisation de découvert sans
explication, je suis tombé des nues ! Parce que la banque a pris cette
décision, sans m'avertir et sans motif. Quand j'ai voulu savoir pourquoi, on
m'a répondu que la banque n'avait pas à ses justifier sur ses décisions.
»
Le contact avec sa banque étant rompu, il prend l'initiative de déposer un
dossier auprès du Médiateur du crédit.
Confiant, le Médiateur lui promet de ne pas le laisser tomber.
En fait, cela n'a servi à rien. Le Médiateur n'a rien pu faire pour sauver son
entreprise. Un vrai coup d'épée dans l'eau.
L'entrepreneur avait décroché un gros chantier d'une valeur de 180 000 euros
qui démarrait le 1er avril 2009. Ne pouvant obtenir de découvert auprès de la
Société Générale, qui lui a coupé les vivres, il demande un prêt de 60 000
euros, fin 2008, à la Banque Populaire, vers qui il s'est tourné pour sauver
son entreprise et son gros chantier. Peu de temps auparavant, il a déposé un
dossier auprès d'Oséo comme le lui a conseillé le Médiateur du Crédit, et pour
être sûr de décrocher son prêt, il apporte en garantie bancaire un immeuble
d'une valeur de plus de 4 millions d'euros ainsi que ses biens personnels. Le
31 mars, la veille du chantier, contre toute attente, alors que depuis
plusieurs mois la Banque Populaire l'assure de son soutien, il apprend que le
prêt est refusé. Le lendemain, (le 1er avril et ce n'est pas une blague!), il
reçoit un courrier de la Banque Populaire l'informant de la dénonciation de son
découvert autorisé (d'un montant de 40 000 euros).
«Tout cela n'a pas suffit, malgré les cautions immobilière et la garantie
Oséo. La Banque Populaire a refusé de me prêter cet argent qui m'était vital la
survie de mon entreprise. C'est un scandale» s'étrangle le jeune patron, âge de
42 ans.
«Résultat, j'ai déposé le bilan ! s'indigne Thierry Pardo. «Mais le
plus grave, c'est que ma PME comptait des milliers de clients. J'avais 2000
copropriétés en entretien et j'effectuais, bon an mal an, près de 4500
interventions chez des clients ! A cause des banques, j'ai perdu mes
clients, mes fournisseurs et mon honneur !»
Aujourd'hui, il est au bord de la ruine
Comme il veut garder la tête haute vis à vis de ses clients et de ses
fournisseurs, il est allé les voir un par an en s'excusant de ne pouvoir
honorer ses chantiers. Aujourd'hui, il est ruiné ou presque.
«J'ai encore quelques biens immobiliers mais vu que j'ai déposé le bilan, je ne
sais pas ce que le tribunal va décider. La banque va peut être vouloir se payer
sur la bête !
J'ai tout perdu de mon entreprise. Pour moi, c'est ma banque (La Société
Générale) qui est la principale responsable de cette situation inadmissible! Le
pire, c'est qu'autour de moi, ma famille, mon père qui avait créé cette
entreprise à la sueur de son front, personne ne comprend comment une telle
chose a pu arriver. Tout comme moi !» dénonce le patron de
Six-Fours-les-Plages, jolie station balnéaire de la côte varoise.
Aujourd'hui, il lui reste une grande interrogation : Pourquoi sa banque a
fait couler une entreprise qui avait 40 ans d'ancienneté, une entreprise qui
avait un bel avenir devant elle puisque ses carnets de commandes étaient
remplis pour les deux ans à venir.
«C'est incompréhensible», enrage Thierry Pardo ! «Depuis mon dépôt de
bilan, qui était une période très difficile pour mes proches et moi, je vis un
enfer. Cela se ressent sur ma santé qui a décliné à vue d'œil avec tous ces
soucis.
Je n'ai plus rien vu que le mandataire judiciaire se paye également sur les
rares actifs de l'entreprise» ajoute le patron, bien décidé à ne pas se laisser
faire.
Certes, le juge du tribunal de Commerce de Toulon lui avait donné deux 2
mois pour redresser l'entreprise. «Ce n'est pas d'un délai dont j'avais besoin,
assène le jeune chef d'entreprise, c'était d'un moyen de paiement, chéquier ou
carte bancaire. Car les clients, je les avais, j'avais des chantiers et des
commandes. Mais pas de moyens de paiements pour acheter mon matériel !»,
dénonce Thierry Pardo, certain que la banque a voulu le tuer pour s'emparer à
vil prix de son patrimoine immobilier.
Où est passé l'argent que l'État a donné aux banques ?
Mais c'est une mission impossible à remplir vu l'absence de concours
bancaires, une interdiction d'émettre des chèques et plus de carte bleue.
Résultat : ses fournisseurs ne lui font plus crédit. Il lui est
impossible d'acheter du matériel pour les chantiers puisqu'il ne dispose
d'aucune trésorerie.
Comment dans ces conditions redresser son entreprise ?
« Ma plus grande crainte, c'est de voir saisir mon patrimoine
immobilier que j'ai mis vingt ans à me constituer.
Autant dire que je suis très en colère contre l'État et le Gouvernement car
je voudrais bien savoir où est passé tout cet argent que l'État a donné aux
banques pour les renflouer et pour qu'elles prêtent aux PME et à l'économie
française ?
Je constate également que dans ces périodes très difficiles, personne ne
vient à votre secours. Comme je l'ai indiqué plus haut le pouvoir du Médiateur
du Crédit s'arrête à la porte de son bureau car visiblement, ce sont les
banques qui font la loi.
Personne ne vient vous soutenir dans ces moments là : ni les élus
consulaires, ni les élus politiques. Tout le monde s'en lave les mains.
Je comprends que certains passent à l'acte en se supprimant. Aujourd'hui,
les banques françaises ont du sang sur les mains car en France beaucoup de
commerçants ou de petits artisans en sont réduit au suicide pour échapper au
rouleau compresseur meurtrier des banques.
Dans les journaux, on nous bassine avec les morts de la Grippe Mexicaine. Mais
pas une ligne sur les suicides des commerçants et des artisans, ruinés par leur
banque !» conclut, très en colère, le patron varois.